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Viaduc de Millau

Le viaduc de Millau, pont à haubans record mondial de hauteur, franchit la vallée du Tarn et a transformé la circulation et l'image de la ville.

Aveyron (12)

L’essentiel en 30 secondes

Un site naturel exceptionnelUne escapade dépaysanteDes paysages toute l’annéeAccessible à tous

Le viaduc de Millau, pont à haubans record mondial de hauteur, franchit la vallée du Tarn et a transformé la circulation et l'image de la ville.

Viaduc de Millau

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Vu depuis l’aire d’observation aménagée sur le causse rouge, le viaduc de Millau donne une impression presque irréelle : sept pylônes d’acier plantés dans la vallée du Tarn, reliés par un tablier si fin qu’il semble flotter au-dessus de la brume matinale, certains jours d’automne, quand le brouillard reste bloqué dans le fond de vallée pendant que le tablier reste, lui, en pleine lumière. Depuis son ouverture en décembre 2004, cet ouvrage d’art a changé le visage de tout le sud de l’Aveyron, en devenant à la fois un symbole d’ingénierie moderne et l’un des sites les plus photographiés de la région.

Pourquoi construire un viaduc à Millau ?

Parce que la ville, traversée par l’ancienne route nationale reliant Paris à Béziers, souffrait chaque été d’embouteillages considérables au fond de la vallée du Tarn, un point de passage obligé pour tout le trafic vers le littoral languedocien et l’Espagne, avant la mise en service de l’autoroute A75.

L’autoroute A75, surnommée la Méridienne, relie Clermont-Ferrand à Béziers en traversant le Massif central puis les contreforts des Grands Causses. Sur cet axe, la vallée du Tarn à hauteur de Millau constituait le dernier grand obstacle géographique non résolu par une infrastructure autoroutière continue, obligeant les automobilistes à descendre dans la vallée puis à traverser la ville elle-même. Le projet de franchissement, étudié pendant plusieurs décennies avant sa réalisation, visait précisément à supprimer ce goulet d’étranglement chronique.

Un ouvrage conçu par un ingénieur et un architecte

La conception technique du viaduc revient à l’ingénieur français Michel Virlogeux, spécialiste reconnu des grands ouvrages d’art, qui a défini les principes structurels de ce pont à haubans multi-travées. L’aspect architectural du projet, en particulier le dessin des pylônes et la recherche de légèreté visuelle de l’ensemble, a été confié à l’architecte britannique Norman Foster et à son agence Foster and Partners, retenue à l’issue d’un concours international. Cette association entre ingénierie française et architecture britannique a donné naissance à un ouvrage qui cherche autant la performance structurelle que l’élégance des lignes, un objectif rarement affiché aussi clairement pour une infrastructure autoroutière.

La construction a été menée par le groupe Eiffage, dans le cadre d’une concession qui inclut l’exploitation et l’entretien de l’ouvrage sur plusieurs décennies, financée par un péage acquitté par les usagers de l’autoroute à hauteur du viaduc.

Des dimensions qui en ont fait un record mondial

À son inauguration, le viaduc de Millau détenait le record du pont routier le plus haut du monde, avec un pylône culminant à plus de 340 mètres au-dessus du lit du Tarn, une hauteur alors supérieure à celle de la tour Eiffel. L’ouvrage s’étire sur environ deux kilomètres et demi entre les deux rives de la vallée, porté par sept piles en béton dont la plus haute dépasse les 200 mètres à elle seule, avant même l’ajout du pylône métallique qui la prolonge.

Le tablier, une structure métallique de plusieurs dizaines de milliers de tonnes, a été assemblé au sol de part et d’autre de la vallée avant d’être poussé horizontalement au-dessus du vide, une technique de construction spectaculaire qui a nécessité une précision millimétrique sur plusieurs mois d’opérations. Ce chantier, suivi de près par la presse internationale au moment de sa réalisation, reste considéré comme l’une des références mondiales en matière de grands ouvrages d’art contemporains.

Comment observer le viaduc dans de bonnes conditions ?

L’aire du viaduc, aménagée sur le causse rouge en contrebas de l’autoroute, propose un point de vue dégagé sur l’ensemble de l’ouvrage, accompagné d’un espace d’information consacré à l’histoire de sa construction. C’est le meilleur point de vue accessible sans marche particulière.

Depuis la ville de Millau elle-même, plusieurs points hauts, notamment du côté du causse du Larzac, offrent aussi des perspectives intéressantes sur le viaduc, avec en arrière-plan les toits de la ville. Certains sentiers de randonnée balisés autour de Millau permettent également d’approcher l’ouvrage par le fond de la vallée, un point de vue moins courant qui donne une idée plus précise de la hauteur réelle des piles.

L’impact du viaduc sur Millau et la région

Au-delà de sa prouesse technique, le viaduc a eu un effet immédiat sur la circulation à Millau, en détournant l’essentiel du trafic de transit qui engorgeait auparavant le centre-ville chaque été. Cette libération de la ville a permis de repenser certains espaces publics du centre historique, auparavant dominés par la circulation automobile.

L’ouvrage a aussi transformé l’image de Millau, désormais associée dans l’esprit du grand public à ce viaduc plutôt qu’à la seule industrie gantière qui avait fait sa réputation historique. Cette notoriété nouvelle a contribué au développement du tourisme dans la région, de nombreux visiteurs faisant désormais spécifiquement le détour pour observer l’ouvrage, en complément d’une découverte de la ville de Millau et de ses activités de plein air.

Informations pratiques

Le franchissement du viaduc est soumis à un péage dont le montant varie selon le type de véhicule et la période de l’année, avec des tarifs à vérifier auprès du concessionnaire avant de partir plutôt que de se fier à une information ancienne. L’aire d’observation, en revanche, reste accessible gratuitement, avec un parking et des panneaux explicatifs sur la conception et la construction de l’ouvrage. Le viaduc s’inscrit parmi les grands monuments et châteaux de l’ Aveyron, aux côtés d’un patrimoine bien plus ancien avec lequel il forme un contraste assumé.

Questions fréquentes

Qui a conçu le viaduc de Millau ?

L’ingénieur Michel Virlogeux a défini la structure de l’ouvrage, tandis que l’architecte britannique Norman Foster, associé à son agence Foster and Partners, en a dessiné l’aspect esthétique.

Pourquoi le viaduc de Millau a-t-il été construit ?

Pour prolonger l’autoroute A75 au-dessus de la vallée du Tarn et supprimer les embouteillages estivaux qui paralysaient auparavant le centre-ville de Millau, traversé par l’ancienne route nationale.

Le viaduc de Millau est-il payant ?

Oui, un péage s’applique pour emprunter l’ouvrage en voiture, avec des tarifs qui varient selon le type de véhicule et la période, à vérifier avant votre trajet.

Quelle est la hauteur du viaduc de Millau ?

Le pylône le plus haut culmine à plus de 340 mètres au-dessus du lit du Tarn, ce qui en a fait, à son ouverture, le pont routier le plus haut du monde, plus élevé que la tour Eiffel.

Où voir le viaduc de Millau sans passer dessus ?

L’aire du viaduc, aménagée sur le causse rouge en contrebas de l’autoroute, offre un point de vue dégagé et gratuit sur l’ensemble de l’ouvrage, complété par un espace d’information.

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