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Montréal-du-Gers

Considérée comme la première bastide fondée en Gascogne, Montréal-du-Gers domine la vallée de l’Auzoue à une quinzaine de minutes de Condom, dans le Gers. Ce village, dont le nom n’a rien à voir avec la métropole québécoise mais évoque simplement le « mont royal » gascon depuis sa position dominante, a conservé une place à couverts et […]

Gers (32)

L’essentiel en 30 secondes

Un site naturel exceptionnelUne escapade dépaysanteDes paysages toute l’annéeAccessible à tous

Considérée comme la première bastide fondée en Gascogne, Montréal-du-Gers domine la vallée de l’Auzoue à une quinzaine de minutes de Condom, dans le Gers. Ce village, dont le nom n’a rien à voir avec la métropole québécoise mais évoque simplement le « mont royal » gascon depuis sa position dominante, a conservé une place à couverts et […]

Montréal-du-Gers

À découvrir

Considérée comme la première bastide fondée en Gascogne, Montréal-du-Gers domine la vallée de l’Auzoue à une quinzaine de minutes de Condom, dans le Gers. Ce village, dont le nom n’a rien à voir avec la métropole québécoise mais évoque simplement le « mont royal » gascon depuis sa position dominante, a conservé une place à couverts et un plan en damier caractéristique des villes neuves médiévales.

La doyenne des bastides gasconnes

Fondée au milieu du XIIIe siècle par le comte d’Armagnac, Montréal-du-Gers est traditionnellement présentée comme l’une des toutes premières bastides créées en Gascogne, avant que le mouvement ne se généralise à des dizaines de villages du Sud-Ouest au cours du siècle suivant. Ces villes neuves répondaient à une logique à la fois économique et politique : attirer des colons en leur offrant des libertés et des terres, tout en affirmant le contrôle d’un seigneur sur un territoire disputé entre plusieurs puissances rivales, à commencer par la couronne d’Angleterre qui possédait alors une large part de la Gascogne.

Le village a gardé de cette fondation lointaine un plan orthogonal classique, organisé autour d’une place centrale entourée de couverts, ces arcades qui protégeaient autrefois les étals du marché de la pluie et du soleil. Les maisons à pans de bois qui bordent la place et les rues attenantes témoignent de plusieurs siècles d’occupation continue, la bastide n’ayant jamais été abandonnée depuis sa fondation.

Le village domine légèrement la vallée de l’Auzoue, rivière qui rejoint plus loin la Baïse avant de se jeter dans la Garonne. Ce relief modéré, typique du Gers occidental, dessine un paysage de collines douces où alternent vignobles d’Armagnac, cultures céréalières et bosquets, offrant depuis les hauteurs du village des vues dégagées sur cette campagne gersoise caractéristique.

Que voir à Montréal-du-Gers ?

La place et ses couverts

Cœur historique du village, la place centrale a conservé son organisation d’origine avec ses arcades qui permettent de faire le tour du village à l’abri, un dispositif architectural typique de toutes les bastides du Sud-Ouest et particulièrement bien préservé à Montréal-du-Gers.

L’église Saint-Pierre-aux-Liens

Cet édifice religieux du centre du village complète l’ensemble bâti de la bastide et présente un intérieur sobre, représentatif de l’architecture religieuse rurale de la Gascogne médiévale, avec des remaniements successifs qui témoignent de plusieurs siècles d’usage continu.

Le site archéologique de Séviac

À quelques minutes du village, les vestiges d’une villa gallo-romaine ont livré des mosaïques remarquablement conservées ainsi que les restes de thermes privés, témoignant de l’occupation romaine de la région bien avant la fondation de la bastide médiévale, à une époque où la vallée de l’Auzoue accueillait déjà un habitat rural organisé. Ce site archéologique, l’un des plus importants du Gers pour cette période, se visite et permet de comprendre l’ancienneté du peuplement dans la vallée de l’Auzoue, bien avant l’arrivée des bastides médiévales dans le paysage gersois.

Le point de vue sur la vallée de l’Auzoue

Depuis les abords du village, perché sur sa hauteur caractéristique, le regard porte sur la vallée agricole environnante, mêlant vignes d’Armagnac et cultures céréalières dans un paysage vallonné typique du Gers occidental.

Les villages voisins et le Bas-Armagnac

Montréal-du-Gers se combine facilement avec la découverte d’autres bastides et villages fortifiés du secteur, comme Fourcès et sa place circulaire ou Larressingle, toute proche, avec son enceinte médiévale presque intacte. Cette concentration de sites patrimoniaux permet de composer un circuit d’une ou deux journées à travers le Bas-Armagnac gersois.

Informations pratiques

Montréal-du-Gers se rejoint en une quinzaine de minutes de route depuis Condom et en un peu moins d’une heure depuis Auch, préfecture du département. Le stationnement se fait aux abords immédiats de la place, le centre du village restant à taille humaine et se parcourant aisément à pied, sans risque de se perdre dans un plan aussi régulier que celui d’une bastide classique. La visite du village lui-même prend environ une heure, et il est vivement conseillé d’y ajouter la visite du site de Séviac, à quelques minutes en voiture, pour une sortie plus complète d’une demi-journée.

Le printemps et l’automne restent des saisons agréables pour la marche entre le village et le site archéologique, tandis que l’été permet de profiter pleinement de la visite extérieure de Séviac tout en recherchant l’ombre des couverts pour la partie village. Les environs offrent plusieurs gîtes ruraux et chambres d’hôtes installés dans d’anciennes fermes, une option d’hébergement fréquente dans cette campagne gersoise peu densément peuplée. Le stationnement se fait sans difficulté aux abords immédiats de la place, et le terrain globalement plat du village permet une visite accessible à la plupart des personnes à mobilité réduite.

Montréal-du-Gers face aux autres bastides du département

Le Gers compte un nombre remarquable de bastides fondées entre le XIIIe et le XIVe siècle, dont Montréal-du-Gers constitue l’une des toutes premières, aux côtés d’autres villages voisins comme Fourcès, chacun avec ses particularités de plan et d’implantation dans le paysage gersois. Cette concentration de villes neuves médiévales dans un territoire relativement restreint reflète les rivalités féodales de l’époque, entre comtes d’Armagnac, seigneurs locaux et couronnes anglaise et française qui se disputaient le contrôle de la Gascogne. Se rendre à Montréal-du-Gers, c’est ainsi comprendre un pan important de l’histoire médiévale du Gers, tout en profitant d’un paysage de vallées et de coteaux qui a peu changé depuis cette époque.

Questions fréquentes

Pourquoi Montréal-du-Gers est-elle considérée comme la première bastide de Gascogne ?

Sa fondation, au milieu du XIIIe siècle par le comte d’Armagnac, est traditionnellement datée parmi les toutes premières de la région, avant la multiplication des bastides gasconnes au cours des décennies suivantes, quand le mouvement s’est étendu à l’ensemble du Sud-Ouest.

Le site de Séviac se visite-t-il en plus du village ?

Oui, ce site archéologique gallo-romain situé à quelques minutes de Montréal-du-Gers présente des mosaïques et des vestiges de thermes, et se combine facilement avec la visite du village dans une même sortie.

Combien de temps prévoir pour Montréal-du-Gers et Séviac ?

Comptez environ une heure pour le village et une heure supplémentaire pour le site archéologique, soit une demi-journée complète pour les deux étapes réunies, sans compter une éventuelle pause dans l’un des restaurants installés sous les couverts de la place.

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